La mer

La mer secrète

Quand nul ne la regarde
La mer n’est plus la mer,
Elle est ce que nous sommes
Lorsque nul ne nous voit.
Elle a d’autres poissons,
D’autres vagues aussi.
C’est la mer pour la mer
Et pour ceux qui en rêvent
Comme je fais ici.

Jules Supervieille

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Petite balade sous la pluie au Grau du Roi.

 » Un Jardin en Hiver »

Mamylor du blog Ficelles et chiffons nous propose ce très joli thème pour ce mois de février :

UN JARDIN EN HIVER 

J’avoue que l’hiver est une saison que je n’aime pas beaucoup, la Nature travaille en secret et je préfère la regarder derrière une fenêtre bien au chaud sur une bergère ancienne avec Norma sur les genoux et une bonne tasse de thé posée à portée de main !

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Mais l’hiver peut avoir du charme quand la neige dessine de magnifiques paysages poétiques et romantiques.

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Fantaisies d’hiver

I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L’Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.

Il chante d’une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;

Et comme Haendel, dont la perruque
Perdait sa farine en tremblant,
Il fait envoler de sa nuque
La neige qui la poudre à blanc.

II

Dans le bassin des Tuileries,
Le cygne s’est pris en nageant,
Et les arbres, comme aux féeries,
Sont en filigrane d’argent.

Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.

Au piédestal où, court-vêtue,
Vénus coudoyait Phocion,
L’Hiver a posé pour statue
La Frileuse de Clodion.

III

Les femmes passent sous les arbres
En martre, hermine et menu-vair,
Et les déesses, frileux marbres,
Ont pris aussi l’habit d’hiver.

La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène,
Plonge ses mains dans son manchon.

Et pour la saison, les bergères
De Coysevox et de Coustou,
Trouvant leurs écharpes légères,
Ont des boas autour du cou.

IV

Sur la mode Parisienne
Le Nord pose ses manteaux lourds,
Comme sur une Athénienne
Un Scythe étendrait sa peau d’ours.

Partout se mélange aux parures
Dont Palmyre habille l’Hiver,
Le faste russe des fourrures
Que parfume le vétyver.

Et le Plaisir rit dans l’alcôve
Quand, au milieu des Amours nus,
Des poils roux d’une bête fauve
Sort le torse blanc de Vénus.

V

Sous le voile qui vous protège,
Défiant les regards jaloux,
Si vous sortez par cette neige,
Redoutez vos pieds andalous ;

La neige saisit comme un moule
L’empreinte de ce pied mignon
Qui, sur le tapis blanc qu’il foule,
Signe, à chaque pas, votre nom.

Ainsi guidé, l’époux morose
Peut parvenir au nid caché
Où, de froid la joue encor rose,
A l’Amour s’enlace Psyché.

 Théophile Gautier
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Mais dans le Sud, l’hiver c’est une explosion de couleur jaune !
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Les deux ont du charme je le reconnais !
Et voici une timide jacinthe rose pâle du jardin pour notre amie Nelly du blog Mas des Paillasses :
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C’est l’heure !

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Lylou Anne nous propose pour ce mois de février une ronde autour des pendules, horloges et montres .

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Mon œil, sur le cadran toujours fixé …

Mon œil, sur le cadran toujours fixé, calcule
Quand l’heure au pas boiteux qui s’endort en chemin,
Posant son doigt d’acier sur le chiffre romain,
Fera chanter le timbre au cœur de la pendule.

Le balancier palpite et l’aiguille circule,
Mais le jour ne vient pas ! — Une invisible main
Arrête le marteau qui sonnera demain ;
Sur sa route d’émail le Temps bronche et recule.

Il n’en est pas ainsi quand je suis près de vous :
Je m’assieds à vos pieds, j’embrasse vos genoux,
Je mire mes yeux noirs dans vos blondes prunelles.

Votre main sur mon front, vous me dites des mots
Que personne ne sait, pour endormir mes maux ;
— L’heure devient minute et fuit à tire d’ailes !

Théophile Gautier 

 

 

 

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La montre

Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L’aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure… une heure après.

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La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d’argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

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Le cadran solaire me raille
En m’indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s’accroît.

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Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l’air de se moquer de moi.

Tiens ! la petite bête est morte.
Je n’ai pas mis hier encor,
Tant ma rêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d’or !

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Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu’un papillon d’acier.

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C’est bien de moi ! Quand je chevauche
L’Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s’en va comme il plaît à Dieu !

L’éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le temps, l’oreille au couvercle,
Cherche ce coeur qui remuait ;

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Ce coeur que l’enfant croit en vie,
Et dont chaque pulsation
Dans notre poitrine est suivie
D’une égale vibration,

Il ne bat plus, mais son grand frère
Toujours palpite à mon côté.
– Celui que rien ne peut distraire,
Quand je dormais, l’a remonté !

 Théophile Gautier
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DOUCE JOURNÉE 
SACHEZ PRENDRE LE TEMPS

 

La collection printemps été 2015

Demain c’est vendredi et nous nous retrouvons pour fleurir le blog de Nelly au Mas des Paillasses .

J’ai trouvé un joli parterre d’iris en allant à la poste hier matin :

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J’ai toujours eu l’impression en contemplant un iris qu’il avait été crée par un styliste pour une fée ! Pour moi ces fleurs sont des défilés de mode merveilleux !

 

 

La fontaine Pradier

Pour ce rendez vous du samedi chez Amartia :

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Je vous invite chez moi à Nîmes :

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Voici la fontaine Pradier : la jeune femme debout représente la ville, elle porte comme couronne la Maison Carrée. Autour d’elle se trouve quatre statues personnifiant les quatre cours d’eau de la région : la Fontaine de Nîmes, source mère de la colonie romaine, le Gardon, la Fontaine d’Eure et le Rhône.

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DOUX WEEKEND A TOUS 

 

Bleu

Nous sommes reparties à Vincennes Norma et moi mais j’ai eu le temps de voir fleurir mes bulbes de jacinthe plantés il y a trois mois dans une vénérable soupière toute guillerette de finir sa vie en jardinière :

Je vous les offre pour le bouquet du vendredi chez Nelly :

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Et puis cette ravissante petite fille, que j’admirais sur de nombreux blogs, m’attendait aux Puces de Lunel samedi dernier ( pour 2 euro svp).

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BON VENDREDI 

 

 

Que la campagne est belle

Tout d’abord , je voudrai vous remercier toutes et tous pour tous vos témoignages de sympathie qui m’ont beaucoup touchée et aidée dans ces moments très durs .

                         MERCI

 

 

C’est samedi et notre rendez vous chez Amartia :

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voici une photo prise sur le chemin du retour de Paris : quelque part en Saône et Loire :

 

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