Papotage du Premier du mois

Le premier février pointe le bout de son nez frileux et nous convie au papotage chez Patricia du blog Chemin de tables et de photos :

entree libre22Aujourd’hui je vous parle d’un livre :

 

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J’ai d’abord aimé son format peu conventionnel, puis l’image de sa couverture, puis le titre  » La chimie des larmes » et enfin les quelques mots en quatrième de couverture :

« Le nouveau roman de Peter Carey fait dialoguer deux voix et deux destins. Séparés par plus d un siècle, deux êtres fous d amour et de chagrin poursuivent le même but : alors qu en 1854, Henry Brandling cherche un horloger capable de construire un jouet mécanique qui guérira son fils, en 2010 Catherine Gehrig affronte la mort de son amant secret en restaurant le même automate. Reliés par des carnets (que l un écrit et que l autre lit) et par leurs interrogations sur la mort, l amour et la technique, ces deux personnages émouvants découvrent progressivement que ce jouet mécanique recèle des mystères bien plus grands. La Chimie des larmes est un grand roman sur la force créatrice et sa participation à notre capacité de résilience. »

 

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Je l’ai ouvert comme une boite précieuse très fragile et délicate en lisant les mots un par un comme on égrène un chapelet.

Oui cela peut vous semblez bizarre mais je suis une lectrice « en diagonale » capable d’avaler un livre entier en une journée.

Mais celui ci je voulais le savourer, en déguster chaque mot pour en profiter le plus longtemps possible.

J’ai même cherché un marque page, moi qui n’en utilise presque jamais, pour ne rien perdre de ces pages présentant peut être un long temps de lecture.

J’ai trouvé dans ma table de chevet une petite enveloppe de ce papier cristal qui crisse sous les doigts avec un beau papillon, celle qu’Aurélia m’avait glissée dans mes achats à sa boutique éphémère. Peut être un signe me direz vous ? Pourquoi pas ?

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J’ai été touchée par ce livre dès les premières pages quand la narratrice parle de son grand père horloger qu’elle regardait travailler. Cette histoire est un écho à la mienne : mon grand père réparait des montres à ses heures perdues et je me souviens l’avoir accompagné au fond de courettes d’immeubles anciens du Carreau du Temple à Paris.

Je me souviens d’une sombre petite boutique avec des murs entiers de minuscules tiroirs renfermant des verres de montre. C’était rue Pastourelle : quel joli nom !

J’y retourne de temps en temps, dans un grand hôtel particulier, au fond d’une cour où je trouve de merveilleuses estampes de laiton pour mes créations de bijoux et je remémore ces merveilleux moments passés avec mon grand père.

Pour en revenir à ce livre qui m’a fait replonger dans mes souvenirs, j’ai été tout de suite entraînée dans cette histoire mais il n’est pas facile à lire : certaines phrases sont tortueuses parfois difficile à saisir dès la première lecture.

C’est un livre à goûter à petites bouchées.

Je l’ai aimé, vous vous en doutez puisqu’il m’a touché mais il ne m’a pas laissé une marque indélébile comme certains autres livres que j’ai lu et que je peux relire avec bonheur.

 » La chimie des larmes  » . Peter Carey . Actes Sud

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Quoique vous lisiez en ce moment, je vous souhaite de bonnes lectures dont vous pouvez me laisser les titres ?

En ce moment je lis  » Le parfum de ces livres que nous avons aimés  » de Will Schwalbe aux Editions Belfond dont voici une citation que je pense va vous toucher :

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 » Pour nous tous, il [ Bob ] est la parfaite illustration de la certitude qu’on peut être parti mais rester à jamais présent dans la vie de ceux qui vous ont aimé, à la manière dont vos livres favoris vous accompagnent toute votre vie, quel que soit le moment où vous les avez refermés pour la dernière fois. »

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Joli trombone et étiquettes offertes par Monica du blog Atelier Armande

JE VOUS SOUHAITE UN BON WEEKEND DE LECTURE

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 carte chez Des Ailes de papier : ici

Le rêve de Caroline

Petite fille j’aimais beaucoup aller chez ma grand-mère car elle avait tous les livres de cette fameuse collection blanche avec des étoiles dorées et un quadrillage vert:

 

 

Et parmi ces livres il y avait Le rêve de Caroline qui me plaisait beaucoup:

 

 

L’histoire du livre est la réponse à cette poésie :

 »  La Merlière

Dans un rêve, j’ai vu la vieille maison morte

Se ranimer soudain, ainsi qu’aux anciens temps;

Une invisible main m’avait ouvert la porte,

Révélant la splendeur des grands appartements.

 

Les violons jouaient des valses langoureuses,

Les bougies scintillaient aux lustres de cristal,

Le parfum des lilas, des lis, des tubéreuses

Flottait dans les salons où tournoyait le bal.

 

Au bras des cavaliers en fracs bleus ou violine,

Les dames, en dansant, passaient légèrement

Dans les atours soyeux des vastes crinolines;

A leur cou fulgurait l’éclat des diamants.

 

Le vin doré moussait dans les flûtes de verre,

Les mets les plus exquis chargeaient les plats d’argent.

La joie se prolongeait durant la nuit entière :

Déjà le pâle jour blanchissait l’orient.

 

Mais qui se souciait de la nuit finissante?

Le temps semblait trop court aux heureux invités!

La valse succédait à la valse enivrante,

Nul ne voulait quitter le domaine enchanté.

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Hélas! C’était un rêve, et la maison ruinée,

Solitaire, aujourd’hui pleure l’ancien bonheur.

Oh! Qui donc lui rendra sa splendeur oubliée?

Qui fera, de nouveau, palpiter son vieux coeur?      »

 

Mon coeur d’enfant pleurait pour cette jolie maison abandonnée et toutes les petites filles du monde rêvaient, comme moi, de la faire renaître…

 

Voici quelques images de ce livre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’espère que ce petit aperçu vous aura fait autant rêver que moi et que vous chercherez ce livre dans toutes vos prochaines chines…

 

Le rêve de Caroline

Lucie Rauzier- Fontayne

illustrations de A Chazelle

Editions Hachette 1955

 

 

Le Langage des Fleurs

J’avais trouvé il y a quelques mois un très joli petit livre sur E bay : Le Langage des Fleurs :

 

Malheureusement en mauvais état mais toutes les illustrations sont intactes, elles personnifient de délicates petites fleurs comme le myosotis, le crocus et la perce neige, la violette, la pensée, la marguerite et bien sûr la rose et l’églantine.

Voici ces deux dernières fleurs:

 

 

La Rose Mousseuse :     

« Dans sa robe de crêpe aux garnitures de mousse rustique, qu’elle est originale, cette fleur de beauté! »

Elle est  le symbole de l’Amour.

 

 

L’Eglantine :

« Eglantine, Rose des haies, éphémère et charmante,

ta parure est bien modeste, mais sa fraîcheur exquise et pure lui donne un grand prix.

Aux regards fatigués du pauvre qui chemine, tu luis comme un petit astre rose, Eglantine. »

Pour ce livre, elle est synonyme de poésie.

 

Toutes ces jolies dames m’ont donné l’idée de les photographier pour les magnifier dans des colliers ou des pampilles à accrocher partout.

Bientôt dans ma boutique!

 

 

 

Je vois rouge !

Rassurez vous ce n’est que la couleur de mes roses du jour!

L’occasion de parler de ce livre très instructif pour la  » jeune fille après l’école » dont le sous-titre est « comment on devient bonne ménagère »! Tout un programme très sérieux et très documenté pour tout savoir sur la lourde tâche de « la femme au foyer ».

Voici la table des matières :

Le rôle de la femme dans la famille et dans la Société.

Le marché. L’art d’accommoder les restes

La première leçon de Melle Duval: L’Entretien de la garde-robe familiale.

La Puériculture, ou l’Art d’élever les enfants

La couture, la Lingerie

Les Modes

La Lessive

Le Repassage

Le Crochet. La Dentelle

La Broderie

La Maison bien tenue. La Comptabilité ménagère: le Budget. Le Retour

 

Quand je vous disais « tout un programme »!

Revenons plutôt au côté esthétique de  » la chose »:

Je ne saurai que trop vous conseiller la lecture de cet ouvrage à chiner d’urgence sur vos brocantes.

La Jeune Fille après l’Ecole

Mme Paul DELABASSE

Editions Emile GAILLARD PARIS