Le mois du blanc

Le thème de janvier chez Lylou est le blanc à travers le linge :

 »  Je vous propose donc 
de créer une petite mise en scène
avec votre linge préféré,
qu’il soit de lit, de table ou les mouchoirs,
qu’il soit brodé, monogrammé,
en dentelle ou non ! « 

Le linge ancien me parle : ils me racontent des histoires de jeunes filles penchées sur leur trousseau avec des rêves plein la tête !

Il me raconte aussi des histoires de famille avec des monogrammes de mes grands mères, arrières grands mères et tantes .

Le linge ancien fait partie de ma vie à part entière et se retrouve dans ma décoration :

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Quelques unes de mes petites merveilles :

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0311Quelques souvenirs de famille comme la robe de petite fille de ma grand mère :

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Et bien sur je porte du linge ancien !

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Bien sur je dors dans des draps anciens et Norma les apprécie bien aussi !

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Et je chine toujours ces merveilles : je recherche un chemisier avec un grand col façon Donwton Abbey !

Blanc

Mamylor, du blog Ficelles et chiffons, pour notre défi du 20 janvier a choisi pour thème le blanc.

Cette couleur fêtée en janvier dit traditionnellement « mois du blanc » m’a inspiré des petites mises en scènes :

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Le charme de ce linge ancien brodé est incomparable !

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Cette petite fille en est toute retournée !

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Les anges aussi en sont bouleversés et nous offrent leur cœur!

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Et deux petits oiseaux se perchent sur un joli panier pour nous en parler !

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Mais chut, cette belle dame nous offre son panier de fleurs blanches pour notre plus grand bonheur !

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Pour le plaisir, je vous joins ce beau poème que je vous avez déjà offert il y a quelque temps :

Symphonie en blanc majeur

De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,

Ou, suspendant à quelque branche
Le plumage qui les revêt,
Faire luire leur peau plus blanche
Que la neige de leur duvet.

De ces femmes il en est une,
Qui chez nous descend quelquefois,
Blanche comme le clair de lune
Sur les glaciers dans les cieux froids ;

Conviant la vue enivrée
De sa boréale fraîcheur
A des régals de chair nacrée,
A des débauches de blancheur !

Son sein, neige moulée en globe,
Contre les camélias blancs
Et le blanc satin de sa robe
Soutient des combats insolents.

Dans ces grandes batailles blanches,
Satins et fleurs ont le dessous,
Et, sans demander leurs revanches,
Jaunissent comme des jaloux.

Sur les blancheurs de son épaule,
Paros au grain éblouissant,
Comme dans une nuit du pôle,
Un givre invisible descend.

De quel mica de neige vierge,
De quelle moelle de roseau,
De quelle hostie et de quel cierge
A-t-on fait le blanc de sa peau ?

A-t-on pris la goutte lactée
Tachant l’azur du ciel d’hiver,
Le lis à la pulpe argentée,
La blanche écume de la mer ;

Le marbre blanc, chair froide et pâle,
Où vivent les divinités ;
L’argent mat, la laiteuse opale
Qu’irisent de vagues clartés ;

L’ivoire, où ses mains ont des ailes,
Et, comme des papillons blancs,
Sur la pointe des notes frêles
Suspendent leurs baisers tremblants ;

L’hermine vierge de souillure,
Qui pour abriter leurs frissons,
Ouate de sa blanche fourrure
Les épaules et les blasons ;

Le vif-argent aux fleurs fantasques
Dont les vitraux sont ramagés ;
Les blanches dentelles des vasques,
Pleurs de l’ondine en l’air figés ;

L’aubépine de mai qui plie
Sous les blancs frimas de ses fleurs ;
L’albâtre où la mélancolie
Aime à retrouver ses pâleurs ;

Le duvet blanc de la colombe,
Neigeant sur les toits du manoir,
Et la stalactite qui tombe,
Larme blanche de l’antre noir ?

Des Groenlands et des Norvèges
Vient-elle avec Séraphita ?
Est-ce la Madone des neiges,
Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

Sphinx enterré par l’avalanche,
Gardien des glaciers étoilés,
Et qui, sous sa poitrine blanche,
Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose,
Oh ! qui pourra fondre ce coeur !
Oh ! qui pourra mettre un ton rose
Dans cette implacable blancheur !

Théophile Gautier

 

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Rêve de neige

 

Patricia du son très joli Rêve de neige fête les deux ans de son blog et nous propose de faire une mise en scène  » où le blanc ferait écho au naturel et à la transparence « .

Voici ma participation :

 

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Je suppose que vous avez remarqué l’intruse !

Ah ! mais elle n’a pas tort : elle est parfaitement dans le thème !

Bon anniversaire à toi et longue vie à ton blog

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Symphonie en blanc majeur …

 

Je suis donc allée à Chatou dimanche en compagnie de deux amies . Nous avons passé un très bon moment malgré le froid !

Je n’ai acheté qu’une petite chose mais dont je suis ravie : une tasse à thé en porcelaine de Paris blanche avec un liseré doré :

 

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L’occasion pour moi de vous écrire une symphonie en blanc majeur comme le poème de Théophile Gautier :

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Symphonie en blanc majeur

De leur col blanc courbant les lignes,
On voit dans les contes du Nord,
Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes
Nager en chantant près du bord,

Ou, suspendant à quelque branche
Le plumage qui les revêt,
Faire luire leur peau plus blanche
Que la neige de leur duvet.

De ces femmes il en est une,
Qui chez nous descend quelquefois,
Blanche comme le clair de lune
Sur les glaciers dans les cieux froids ;

Conviant la vue enivrée
De sa boréale fraîcheur
A des régals de chair nacrée,
A des débauches de blancheur !

Son sein, neige moulée en globe,
Contre les camélias blancs
Et le blanc satin de sa robe
Soutient des combats insolents.

Dans ces grandes batailles blanches,
Satins et fleurs ont le dessous,
Et, sans demander leurs revanches,
Jaunissent comme des jaloux.

Sur les blancheurs de son épaule,
Paros au grain éblouissant,
Comme dans une nuit du pôle,
Un givre invisible descend.

De quel mica de neige vierge,
De quelle moelle de roseau,
De quelle hostie et de quel cierge
A-t-on fait le blanc de sa peau ?

A-t-on pris la goutte lactée
Tachant l’azur du ciel d’hiver,
Le lis à la pulpe argentée,
La blanche écume de la mer ;

Le marbre blanc, chair froide et pâle,
Où vivent les divinités ;
L’argent mat, la laiteuse opale
Qu’irisent de vagues clartés ;

L’ivoire, où ses mains ont des ailes,
Et, comme des papillons blancs,
Sur la pointe des notes frêles
Suspendent leurs baisers tremblants ;

L’hermine vierge de souillure,
Qui pour abriter leurs frissons,
Ouate de sa blanche fourrure
Les épaules et les blasons ;

Le vif-argent aux fleurs fantasques
Dont les vitraux sont ramagés ;
Les blanches dentelles des vasques,
Pleurs de l’ondine en l’air figés ;

L’aubépine de mai qui plie
Sous les blancs frimas de ses fleurs ;
L’albâtre où la mélancolie
Aime à retrouver ses pâleurs ;

Le duvet blanc de la colombe,
Neigeant sur les toits du manoir,
Et la stalactite qui tombe,
Larme blanche de l’antre noir ?

Des Groenlands et des Norvèges
Vient-elle avec Séraphita ?
Est-ce la Madone des neiges,
Un sphinx blanc que l’hiver sculpta,

Sphinx enterré par l’avalanche,
Gardien des glaciers étoilés,
Et qui, sous sa poitrine blanche,
Cache de blancs secrets gelés ?

Sous la glace où calme il repose,
Oh ! qui pourra fondre ce coeur !
Oh ! qui pourra mettre un ton rose
Dans cette implacable blancheur !

Théophile Gautier
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JE VOUS SOUHAITE UN BEAU LUNDI
Petit clin d’oeil à la tasse de thé du mardi chez Artful Affirmations et Martha favoris deux blogeuses de l’autre côté de l’Atlantique !