Une brassée de lilas blanc et de poésie

Printemps printemps c’est toi
Qu’on guette dans les bois
Où les amants heureux
Vont s’en aller par deux
C’est toi qui feras se pâmer tendrement
celle que j’aime éperdument
Printemps j’attends pour la tenir dans mes bras
La complicité des lilas

Quand refleuriront les lilas blancs
On se redira des mots troublants
Les femmes conquises
Feront sous l’emprise
Du printemps qui grise
Des bêtises

Quand refleuriront les lilas blancs
On écoutera tous les serments
Car l’amour en fête
Tournera les têtes
Quand refleuriront les lilas blancs

Le doux parfum des fleurs
Embaumera nos cours
Et nous serons ravis
par la chanson des nids
J’aurai sa jeunesse et mes plus beaux baisers
Sur sa bouche iront se poser
Un brin de lilas rappelant ce beau jour
Sera notre gage d’amour

Quand refleuriront les lilas blancs
On se redira des mots troublants
Les femmes conquises
Feront sous l’emprise
Du printemps qui grise
Des bêtises

Quand refleuriront les lilas blancs
On écoutera de faux serments
Sans qu’on se souvienne
Des amours anciennes
Quand refleuriront les lilas blancs

Découverte par hasard sur le net cette chanson interprétée par Tino Rossi, illustre parfaitement mon billet !

J’ai eu la chance de chiner cette semaine une branche de lilas blanc en tissu : une petite merveille de délicatesse belle comme un poème !.

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Les jardins

Lylou nous propose un très beau thème pour ces mois de vacances :

LES PARCS ET JARDINS 

Maintenant que vous me connaissez un peu, je ne vais pas vous parler des jardins publics : ceux où tout le monde a accès .

Moi ce que j’aime ce sont les jardins secrets ! Comme dans le livre et le film du même nom que j’aime beaucoup !

Et comme cet hôtel qui a eu la merveilleuse idée de prendre ce nom et que je vous ai déjà montré il y a quelques jours :

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Le livre parle d’une petite fille orpheline qui est recueillie par son oncle et qui va redonner vie à un jardin secret enfermé derrière des murs tout en faisant la même chose avec son entourage malheureux !

Mon plus grand bonheur en me promenant est d’apercevoir un morceau de jardin crée par un amoureux qui ne peut pas avoir un vrai jardin !

Et en levant la tête on en rencontre beaucoup !

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Mais quelques jardins publics me plaisent qu’en même : mon jardin préféré restera toujours le Palais Royal qui a une âme de jardin caché !

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Et bien sur, dans les jardins publics, ce qui me plait ce sont les coins solitaires, pour les vrais amoureux : ceux qui vont s’identifier à ce fauteuil solitaire, heureux d’être dans un si bel endroit :

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Chacun a son jardin secret que je ne photographierai pas mais le mien existe vous pouvez en être sur !

Avec un petit clin d’œil à Nelly du Mas des Paillasses puisque nous sommes vendredi.

La mémoire des ruines

Pour notre défi du 20 c’est Mamylor qui nous propose le thème :

LA PIERRE DANS TOUS SES ETATS

 

J’ai emprunté le titre de mon article à un très beau livre de Claude de Montclos :

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Un bien joli thème pour moi amoureuse des vieilles maisons !

J’aime imaginer que les pierres ont une âme, des secrets et des souvenirs.

Je suis toujours émue de découvrir une vieille demeure qui n’a rien perdu de ses charmes.

Visite à une maison vide

Je suis entré. Des songes m’attendaient,
Poussières et caramel, dans le vestibule,
Et des fantômes gris,
Et des fantômes perles.
La rampe de l’escalier me chuchotait
Milles mains.
Une portes a gémi, gémi
pour me raconter les soupirs
D’une fiancée d’autrefois,
Organdi, libellule, argent,
Bougie rose, valse défunte,
Un cheval noir devant la porte,
Une épée dans les iris noirs.Je suis entré. Dans cette chambre
Naquirent des enfants légers,
Par des aurores de jasmin,
Par des crépuscules de menthe
Je les vois glisser sur la rampe,
Je les vois danser au matin
Et cueillir des fleurs fraternelles
Et battre des ailes, des ailes
Dans la patience de l’été.Je suis entré. Les planchers murmuraient
Des sandales et des cothurnes
Le cuir, le cygne, le vair,
Des empreintes d’or et de feu,
Et puis, j’ai vu ces pieds nus,
Cette trace incertaine et certaine,
La poudre infime d’une peine,
Le sillage d’un désespoir,
La caresse d’une espérance
Et quelqu’un s’est mis à chanter
Du haut en bas de la maison.
Pierre Gamarra

 

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Il est des endroits mystérieux derrière des grilles que l’on voudrait franchir :

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Parfois on découvre au détour d’un chemin de forêt un lieu qui vous parle, vous appelle :

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Paris est un endroit magique pour écouter parler les vieilles pierres :

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Je ne m’en lasserai jamais bien sur et j’y retournerai toujours en ayant retrouvé mes yeux d’enfant et non plus ceux d’une parisienne stressée et aveugle !

 

Les villes du Sud sont habillées d’autres couleurs, d’autres histoires aussi belles et merveilleuses :

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Et puis il y a les pierres sacrées : celles qui vous parlent de vies qui se sont sacrifiées pour elles.

J’ai une émotion particulière pour les églises :

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Enfin, il y a Versailles !

Ah   » Si Versailles m’était conté  » !

C’est exactement cela : ce château se raconte dans chacune de ses pierres, de ses statues, de ses dorures et de ses jardins :

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Je ne sais pas si je ressens cela ailleurs , c’est une impression bizarre d’être comme sortie du monde réel, comme entrée dans l’ Histoire .

Voilà pour moi ce que m’inspire ce thème, merci Mamylor de nous l’avoir proposé !

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Petit à petit …

Tout doucement je m’approprie ce nouvel appartement .

J’y vais à petits pas, avec douceur et tendresse.

J’ai crée une petite mise en scéne autour d’une jeune fille : ma petite liseuse que vous connaissez déjà .

 

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Je l’ai délicatement couverte d’un châle de dentelle et l’ai entourée d’objets précieux comme ces adorables formes de chaussures d’enfant :

 

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Puis je lui posé une ombrelle pour se protéger du soleil bien utile en ce moment !

 

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J’ai rassemblé aussi autour d’elle un bonnet d’enfant et quelques dentelles.

Un ravissant petit col orné d’une broche complète ce trousseau de jeune fille .

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Puis j’ai placé la belle petite fille russe que j’avais encadrée avant de quitter Vincennes :

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Ma mise en scéne est dans l’entrée, elle se découvre entre deux portes et j’aime assez cette petite parenthèse entre deux pièces :

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DOUCE JOURNÉE A VOUS 

 

 

 

Jardins secrets

La première fois où j’ai visité mon futur appartement j’ai entre aperçu une pancarte :

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Vous me connaissez bien maintenant et vous savez que j’aime les mots et que j’ai l’âme romantique .

Ce matin je suis donc allée me promener du côté de ces jardins secrets pour essayer de les apercevoir parce que ces mots m’ont plu mais aussi parce leur site  Hôtel Jardins secrets et leur page FB m’ont donné envie de les découvrir :

jardins secrets

 

page Fb hôtel jardin secret

Comment peut on résister ?

De la rue on ne voit rien et c’est bien normal pour des jardins secrets, non ?

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En prenant mes photos j’ai vu une petite soubrette avec robe noire, tablier blanc à volants et coiffe parfaitement amidonnée, accompagner un client tout aussi émerveillé que moi ! Elle m’a souri mais je n’ai pas oser la prendre en photo !

En m’en allant je regarde le magnifique hôtel particulier de l’autre côté de la rue et là je n’en crois pas mes yeux ! C’est chez moi !

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Mais si je vous assure !

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Vous voyez bien !

J’aimerai être une petite souris pour découvrir ces endroits de l’intérieur !

Et pour rester dans le ton voici mes dernières trouvailles chez Emmaüs :

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Pour finir j’ai trouvé un très joli poème que je vous fais découvrir :

Le jardin secret

Le savais-tu ma belle amie,
je suis ton jardin affectif,
Ton jardin qui est, et restera discret,
ô ma déesse d’amitié
Mais, qui chaque jour sera plus productif,
et plus accueillant

Dans ton jardin, il y pousse des émotions,
des sentiments merveilleux.
Constamment, tu dégusteras de succulents fruits d’amitié,
Oh oui! Tu seras rassasiée! Tel est mon vœu suprême,
Mais, tendre âme féminine,
ne cesse jamais de l’arroser,
Ton jardin, ô toi ma belle amie de cœur,
Te rendra plus heureuse que tu ne l’avais été,
Car, il tiendra compte de tes sentiments intérieurs profonds
Ceux de ton cœur tendre, et fragile, ô belle déesse.

Je suis ton merveilleux jardin affectif,
Ton jardin produira des fruits hors du commun,
Si tu l’arroses, et que tu le soigne par des mots amicaux,
Si tu l’engraisse de ta grande tendresse,
ta succulente sagesse.
De ton divin, charmant, et constant passage.

Ton jardin voudra constamment de ton sourire mon amie
De ton sourire angélique, magique, et transformateur,
De tes mots mielleux, et chauds comme le soleil,
Ton jardin, ma déesse d’amitié,
te commanderas, avec dignité
Te commanderas d’accomplir,
avec respect, ce qui te rendra
Donc, plus exquise, plus amicale,
et plus convoitée.

Ton jardin, en l’arrosant,
Et en le visitant régulièrement,
Te permettra de récolter beaucoup de fruits,
Des fruits exquis,
et d’une amitié sans pareille,
Oui! Des délices auxquels tu n’avais
jamais imaginés,
Ni pensés,
encore plus, espérés.

Je suis ton jardin discret,
mais certain,
Ce jardin te rendra plus belle,
Plus détendue,
Plus confiante, et plus sereine,
Car, ma tendre, et douce amie,
Dans ton jardin,
sera arrosé d’une eau spéciale.

L’eau de ma tendresse pure
Comme les larmes de tes yeux,
L’eau magique de mon amitié profonde,
et sincère,
L’eau de mes caresses,
et de mes mots les plus respectueux,

Chantal Toulmond

Pour notre amie Nelly voici un mur de jasmin tout près de mes jardins secrets :

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 » Un Jardin en Hiver »

Mamylor du blog Ficelles et chiffons nous propose ce très joli thème pour ce mois de février :

UN JARDIN EN HIVER 

J’avoue que l’hiver est une saison que je n’aime pas beaucoup, la Nature travaille en secret et je préfère la regarder derrière une fenêtre bien au chaud sur une bergère ancienne avec Norma sur les genoux et une bonne tasse de thé posée à portée de main !

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Mais l’hiver peut avoir du charme quand la neige dessine de magnifiques paysages poétiques et romantiques.

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Fantaisies d’hiver

I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L’Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.

Il chante d’une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;

Et comme Haendel, dont la perruque
Perdait sa farine en tremblant,
Il fait envoler de sa nuque
La neige qui la poudre à blanc.

II

Dans le bassin des Tuileries,
Le cygne s’est pris en nageant,
Et les arbres, comme aux féeries,
Sont en filigrane d’argent.

Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.

Au piédestal où, court-vêtue,
Vénus coudoyait Phocion,
L’Hiver a posé pour statue
La Frileuse de Clodion.

III

Les femmes passent sous les arbres
En martre, hermine et menu-vair,
Et les déesses, frileux marbres,
Ont pris aussi l’habit d’hiver.

La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène,
Plonge ses mains dans son manchon.

Et pour la saison, les bergères
De Coysevox et de Coustou,
Trouvant leurs écharpes légères,
Ont des boas autour du cou.

IV

Sur la mode Parisienne
Le Nord pose ses manteaux lourds,
Comme sur une Athénienne
Un Scythe étendrait sa peau d’ours.

Partout se mélange aux parures
Dont Palmyre habille l’Hiver,
Le faste russe des fourrures
Que parfume le vétyver.

Et le Plaisir rit dans l’alcôve
Quand, au milieu des Amours nus,
Des poils roux d’une bête fauve
Sort le torse blanc de Vénus.

V

Sous le voile qui vous protège,
Défiant les regards jaloux,
Si vous sortez par cette neige,
Redoutez vos pieds andalous ;

La neige saisit comme un moule
L’empreinte de ce pied mignon
Qui, sur le tapis blanc qu’il foule,
Signe, à chaque pas, votre nom.

Ainsi guidé, l’époux morose
Peut parvenir au nid caché
Où, de froid la joue encor rose,
A l’Amour s’enlace Psyché.

 Théophile Gautier
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Mais dans le Sud, l’hiver c’est une explosion de couleur jaune !
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Les deux ont du charme je le reconnais !
Et voici une timide jacinthe rose pâle du jardin pour notre amie Nelly du blog Mas des Paillasses :
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Histoires de chemins

Tout d’abord : la photo du samedi pour Amartia :

logo amartia

 

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On m’avait dit qu’il ferait chaud dans mon nouveau chez moi !

( je précise que la photo n’a pas été prise pendant l’orage mais un jour où il faisait 28 ° )

 

 

 

 

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Le thème du défi du 20 du mois chez notre amie Mamylor du blog Ficelles et chiffons est  » histoire de chemins « .

J’ai toujours aimé partir à l’aventure dans les petits chemins de campagne et même dans les grandes villes : je prends n’importe quelle rue et je vois où elle me mène !

Vous l’auriez prise aussi cette jolie ruelle de Montmartre, n’est ce pas ?

 

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Une petite chanson pour la route ?

Vous allez la fredonner toute la journée !!!

 

 » Il était un peu poète et un peu vagabond
Il n’avait jamais connu ni patrie ni patron
Il venait de n’importe où, allait aux quatre vents
Mais dedans sa roulotte nous étions dix enfants
Et le soir autour d’un feu de camp
On rêvait d’une maison blanche en chantant

Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
C’est vraiment fatigant d’aller où tu vas
Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
Tu devrais t’arrêter dans ce coin

Mais il ne nous écoutait pas et dès le petit jour
La famille reprenait son voyage au long cours
A peine le temps pour notre mère de laver sa chemise
Et le voilà reparti pour une nouvelle terre promise
Et le soir autour d’un feu de camp
Elle rêvait d’une maison blanche en chantant

Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
C’est vraiment fatigant d’aller où tu vas
Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
Tu devrais t’arrêter dans ce coin

Et c’est ainsi que cahotant à travers les saisons
C’est ainsi que regardant par dessus l’horizon
Sans même s’en apercevoir notre père nous a semés
Aux quatre coins du monde comme des grains de blé
Et quelque part au bout de l’univers
Roule encore la vieille roulotte de mon père 

Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
C’est vraiment fatigant d’aller où tu vas
Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin, papa
Tu devrais t’arrêter dans ce coin « 

Joe Dassin

 

Çà y est ? vous allez bien l’air en tête ?

Alors prenons le ce chemin !

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Ou celui là ?

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Et celui ci : il ne vous tente pas ?

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Et bien moi je traverserai bien ce joli pont de pont :

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Et ici ?

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Ces fleurs me donnent envie de les suivre aussi !

Mais ce que j’aime par dessus tout c’est découvrir une ville à travers ses ruelles :

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Mais surtout ce chemin m’emmène dans mon imaginaire  : quand je chine un objet , mon esprit vagabonde et prend la route des rêves !

 » Derrière le paravent du ciel n’est ce

Pas qu’il y a des orangers en caisse

Et sur le sol un grand chapeau de jardinier

En grosse paille avec le fond troué

C’est tout à fait comme un soleil de fin d’hiver

Quelque part dans un vieux domaine désert

On pense à des cuisines fraîches comme la vie

La vie dans les quatre heures de l’après – midi

Et l’on voudrait monter dans la tiédeur des chambres

Lire auprès d’une jeune fille très tendre

Peut être bien que ce serait le paradis

Les vieilles odeurs de terre de l’orangerie

On aurait jamais plus besoin de la mémoire

Les souvenirs viendraient comme une pluie du soir

Qui mouille à peine On resterait à regarder

Des mouches mortes et des poteries éclatées

Et tout au fond de soi mais maintenant très proche

On entendrait le bruit d’étoffe d’une cloche

Qui aurait mis des siècles et des siècles avant

D’animer les myosotis du paravent.   »

René Guy Cadou

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Qui sait où m’emmènera ces allées, chemins, routes ou sentiers ?

L’allée

— Ne touchez pas l’épaule
Du cavalier qui passe,
Il se retournerait
Et ce serait la nuit,
Une nuit sans étoiles,
Sans courbe ni nuages.
— Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel
La lune et son passage,
Et le bruit du soleil ?
— Il vous faudrait attendre
Qu’un second cavalier
Aussi puissant que l’autre
Consentît à passer.

In Les amis inconnus, © Œuvres poétiques complètes, Gallimard 1996, p.301

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Je suivrai encore beaucoup de chemins réels ou imaginaires et je vous en ferai découvrir quelques uns .

Et puis un proverbe anglais ne dit il pas :

 

 » LE CHEMIN DU CIEL PASSE PRES D’UNE THÉIÈRE « 

 

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